Burundi: Les grandes réalisations du Gouvernement en matière de gouvernance socio-économique

La présente publication (télécharger le document) montre que le Burundi fait des progrès remarquables dans tous les secteurs de la vie sociale et économique PIB par habitant et le taux de croissance ne cessent d'augmenter

Si le Gouvernement parle des progrès, la société civile et l'opposition disent le contraire et le peuple se demande si un jour le Gouvernement et l'opposition auront un même langage sur les réalités du pays. Rappel: cliquez ici pour voir les candidats de 2010

Qui veut la paix pour le Burundi? cliquez ici pour voir la suite

Candidats déclarés pour l'élection présidentielle au Burundi en 2015

Notre point de vue

  • La réconciliation du peuple avec ses forces de sécurité. Personne ne peut le nier. Hier je fuyais les forces de sécurité mais aujourd'hui je suis fière de ce que font nos forces de sécurité tant au Burundi qu'à l'extérieur du pays.
    Ce résultat ne peut être obtenu que par des Autorités hautement responsables. C'est l'un des plus grands progrès qu'a connu le Burundi.
  • La pauvreté: le Burundi a passé plus de 40 ans dans des conflits interminables. C'est une maladie de l'économie de plus de 40 ans. Un tel malade ne va pas se mettre à courir instantanément. Et quand on voit la construction des écoles, les inaugurations des hôpitaux etc., on se rend compte qu'il y a des médecins qui s'occupent de ce malade qu'est le Burundi pour le soigner.
  • Les Autorités proches du peuple: nous reconnaissons que les autorités burundaises actuelles sont plus proches de la population que toutes les autorités que le Burundi a connues

Disons-nous la vérité sur la candidature de l'actuel Chef d'Etat à la prochaine élection

Voici quelques réactions que nous avons trouvées dans les médias et sur le net:

  • IL ne doit pas se représenter car il fait déjà fait deux mandats selon la constitution
  • Il ne doit pas se représenter parce qu'il a mal travaillé, tout va mal
  • Il ne doit pas se représenter parce qu'il a bien travillé et il doit laisser les autres travailler comme lui
  • IL ne doit pas se représenter parce que dans le CNDD-FDD il y a des gens qui peuvent le remplacer

Analyse des réactions:

  • La constitution parle d'un mandat au suffrage universel direct renouvelable une fois. Pour ce mandat le Président a le plein pouvoir et peut dissoudre l'Assemblée nationale:c'est le cas général Mais comme le Burundi était dans une situation particulière, nos compatriotes ont introduit une exception (Accords d'Arusha):Un Président élu par l'Assemblée nationale et ne pouvant pas la dissoudre: un Président sans plein pouvoir, c'est une exception. L'article 302 commence par "A titre exceptionel" . C'est vrai qu'un mandat + un mandat = 2; mais en mathématique quand vous dites qu'une quantité + une quantité = 2 quantités, cela veut dire par exemple que chacune des quantités a le même poids que l'autre. Dans notre cas le premier mandat n'a pas le même poids que le deuxième. Nous devrions laisser la liberté à tout le monde de se présenter conformément au cas général.
  • S'il a mal travaillé, laissez le CNDD-FDD présenter un mauvais joueur (jeu politique), il va perdre l'élection
  • S'il a bien travaillé, personne n'enlève les meilleurs joueurs quand il veut aller livrer un match
  • S'il y a des gens au CNDD-FDD pour le remplacer, c'est le parti qui aligne ses joueurs. Quelqu'un de l'extérieur du parti CNDD-FDD ne peut pas désigner un candidat du parti

Ce qu'il faudrait faire (à mon avis)

Si nous voulons la démocratie, le respect de la constitution, le respect des droits de l'homme, la liberté d'expression, etc. comme aux Etats -Unis ou en France etc. nous devrions être (dans ce que nous pouvons ) dans les mêmes conditions que ces pays. Je prends par exemple le cas des Etats-Unis

  • Les USA ont plus de 320 millions d'habitants et deux partis politiques (démocrate et républicain). Il y a donc deux projets de société possibles. Dans ce cas ils peuvent surveiller facilement la transparence des élections par leurs répresentants dans tous les bureaux de vote. Ils ne vont pas parler de fraudes massives, plusieurs mois avant les élections. Ils peuvent voir ce que le parti au pouvoir a fait et ce qu'il n'a pas fait. Devant les intérêts des Etats-Unis les partis politiques,la société civile etc. disparaissent. Ce qui compte ce sont les intérêts de la nation. Les Américains n'ont pas hésité de donner quatre mandats à un Président alors qu'il est prévu deux mandats:
  • Au Burundi avec plus de 9 millions d'habitants on a des dizaines de partis politiques. Il y a donc des dizaines de projets de société possibles.Dans ce cas ils ont des difficultés à surveiller la transparence des élections dans tous les bureaux de vote (problèmes de moyens financiers, humains et matériels) et ils parlent de fraudes plusieurs mois avant les élections. Ayant des dizaines de projets de société (selon le nombre de partis politiques),ils ne peuvent pas apprécier à juste valeur ce que le parti au pouvoir a fait et ce qu'il n'a pas fait. Devant les intérêts de la nation, c'est là où on trouve l'occasion d'accuser l'autre. Quand la nation est en deuil à cause de la guerre à Cibitoke, le Gouvernement organise une marche pour remercier les forces de sécurité, mais l'opposition et la société civile ne bougent pas. Ainsi les termes démocratie, transparence etc.. n'ont pas le même contenu aux USA et au Burundi

En résumé

  • Les partis politiques devaient se regrouper en deux ou trois ensembles au maximum. Il y aurait un parti au pouvoir et un autre ou deux pour suivre les actions du parti au pouvoir en se référant à leur propre projet de société. On ne peut pas avoir des dizaines de projets de société pour une même société.Les Américains en ont deux pour plus de 320 millions d'habitants.
  • Les partis politiques qui ne sont pas au pouvoir ne devraient pas être appelés "partis d'opposition" parce que leur mission n'est pas de s'opposer à celui qui est au pouvoir. Leur mission est de suivre les actions du parti au pouvoir, apprécier à juste titre les bonnes actions, critiquer positivement celles qui ne sont pas bonnes. ILs se prépareront ainsi à prendre le pouvoir dans la paix et la continuité; dans la continuité parce qu'ils garderont les bonnes actions et ils seront élus en montrant au peuple que leur projet de société pourra améliorer les mauvaises actions du parti au pouvoir. Le Burundi ne pourra jamais se développer si chaque fois les partis qui ne sont au pouvoir devront s'opposer à celui qui est pouvoir. Autrement dit quand les partis d'opposition seront au pouvoir, les autres devront s'opposer
  • Les coalitions des partis politiques ne devraient pas se faire pour les élections; elles devraient se faire longtemps avant en fonction des projets de société semblables. Pour le moment nous ne connaissons pas les projets de société des partis politiques. Nous n'entendons parler que des mouvements pour s'opposer au 3ème mandat du Président actuel et des coalitions pour les prochaines élections.
  • Les Responsables religieux devraient être absolument neutres: ils sont le modéle de la nation (pouvoir et opposition). Autrement dit Ils ont une certaine resposabilité de la dégradation morale de la société.
  • En attendant que les partis politiques s'organisent pour nous présenter un projet de société qui va améliorer nos conditions de vie, nous ne devrions pas nous accrocher à des interprétations d'un texte exceptionnel de la constitution pour semer les troubles dans le pays . Nous devrions laisser la liberté à tout le monde de se présenter dans le cas général de la constitution y compris celui qui tourne le ciment avec la population
    en attendant que les autres nous apportent les engins pour le faire